07.06 – Concert d’orgue par Francis Jacob : une histoire du choral pour orgue.

Entrée gratuite (libre participation : plateau à la sortie). Pour soutenir nos activités musicales vous pouvez : • fréquenter nos concerts • en parler à des amis • adhérer à notre association • nous aider pour l’organisation et la réalisation de nos concerts (et stage) en rejoignant le comité actif de notre association. Pour ces deux dernières possibilités, ou bien pour réserver pour les concerts : contact

L’orgue de Saessolsheim de style baroque allemand, construit par Bernard Aubertin en 1995, est idéal pour l’interprétation de la musique baroque allemande, mais comme beaucoup de bons instruments, peut s’approprier aussi avec bonheur d’autres répertoires.

L’orgue Bernard Aubertin de Saessolsheim, construit en 1995, 30 jeux

Accès : Saessolsheim se trouve à 25 km au Nord-Ouest de Strasbourg (à 2 km de Landersheim, Adidas)

Il existe un bus Strasbourg – Saessolsheim et des possibilités de co-voiturage

Co-voiturage : si vous souhaitez participer à un co-voiturage, comme passager ou conducteur, contactez l’Association des Amis de l’Orgue de Saessolsheim, qui essaiera de l’organiser. Co-voiturer c’est : faire des économies, une bonne démarche par rapport à l’environnement, simplifier le parking, peut-être faire des rencontres sympathiques…

Francis Jacob à l’orgue de Saessolsheim

Francis Jacob est professeur d’orgue au Conservatoire de Strasbourg, concertiste (en solo ou au sein des ensemble Gli Angeli, Hathor Consort, Le Concert Royal…, directeur artistique de l’Association des Amis de l’Orgue de Saessolsheim.

Dans l’histoire de l’orgue, la Réforme au 16ème siècle est un moment important. La musique à l’église était avant la Réforme, comme la liturgie en général, une histoire de spécialiste : le culte avait lieu dans le chœur. Dans une grande église, à part le sermon déclamé depuis la chaire, le reste de la liturgie sacrée n’est pas bien audible, ou pas audible du tout pour les gens qui sont loin du chœur. Pendant longtemps, cela n’est pas une difficulté par rapport à au rites liturgiques : les « spécialistes » s’en chargent, dans le chœur, les fidèles assistent à l’office, et ce n’est pas considéré comme un inconvénient, si les fidèles ne participent pas beaucoup au déroulement, voire ne sont pas en mesure d’entendre ce qui se dit, ou de voir ce qui se fait. Jusqu’à la Réforme, l’essentiel est en latin, compris uniquement par les prêtres et les personnes instruites, qui ne sont pas la majorité dans une grande assemblée. 

Martin Luther, avec la Réforme, souhaite changer l’aspect de l’implication individuelle dans la liturgie. Le chant passe en partie de quelques chantres dans le chœur (les « spécialistes » du chant) à l’assemblée tout entière, dont on attend avec la Réforme, qu’elle chante. Mais une assemblée ne chante pas automatiquement bien ou très bien : le ton a tendance facilement à baisser. Jusqu’à la Réforme, la fonction de l’orgue n’était pas d’accompagner, on écouter l’orgue en silence, dans des moments qui lui étaient dédiés, ou en alternance avec le chant grégorien (successivement, pour les grandes occasions, les fêtes notamment : le premier verset à l’orgue, le second chanté, le troisième à l’orgue, le 4è chanté, et ainsi de suite.

Avec la Réforme, l’orgue prend la fonction d’accompagner le chant de l’assemblée. Et dans une église où plusieurs centaines de personnes chantent un chant qu’ils connaissent depuis leur enfance, le chant est fort, et il faut un orgue fort pour l’accompagner. Ainsi, petit à petit, les orgues des pays qui ont adhéré à la Réforme (Allemagne, Nord de l’Europe), sont devenus de plus en plus grands, on a à la fois augmenté le nombre de jeux, et on a augmenté le volume sonore d’un bon nombre de ces jeux, par rapport à l’usage non-réformé. On a aussi développé le pédalier, le nombre de ses jeux, sa fonction, et sa technique de jeu.

De toute cette histoire, le répertoire d’orgue garde un vaste éventail de chorals pour orgue. Ils sont soit des pièces jouées pendant la liturgie, soit des modèles de composition, destinés à établir la notoriété d’un compositeur : si ses œuvres étaient jugées dignes d’intérêt, d’autres organistes, élèves, collègues, les copiaient, et les musiques circulaient ainsi, consolidant la réputation et la reconnaissance des organistes les plus importants.

Francis Jacob présentera la grande variété de ce merveilleux répertoire pour orgue. Avec 5 chorals particulièrement importants de la liturgie, dans l’ordre chronologique de l’année liturgique, il chantera le choral simple puis jouera 3 versions de chacun : une version du 17è siècle, une version du 18è siècle, une version du 19è siècle. Il s’agira de : « Nun komm der Heiden Heiland » (Avent), « Vom Himmel hoch da komm ich her » (Noël), « Allein Gott in der Höh sei Ehr », « O Haupt voll Blut und wunden » (Passion), « Christ lag in Todesbanden » (Pâques). Les formes les sonorités, les atmosphères musicales sont très variées : chorals ornés, polyphonies, trios, chorals calmes, chorals intenses, sonorité fortes, sonorités moyennes ou douces…

Télécharger le pdf du programme de ce concert.

Vous trouverez de nombreuses vidéos de Francis Jacob sur sa chaîne youtube (vous pouvez vous abonner pour recevoir les nouveautés). Vous pouvez soit accéder aux pièces individuelles dans l’onglet « vidéo », ou bien avoir accès à l’enregistrement de programmes donnés en concerts dans l’onglet « playlist ». Tout ceci avec le lien de la chaîne :

https://www.youtube.com/user/FrancisJacob100

Francis Jacob a enregistré des pièces d’un programme Boëly (19è siècle). Le tout est diffusé sur youtube :